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ÉCOLE D'HIVER INM 2016 : RÉCITS DE JEUNES PARRAINÉS

« Peut-être y-a-t'il urgence à croire en nous-mêmes »

Du 5 au 7 mars, j’ai eu le plaisir de participer à l’École d’hiver de l’Institut du Nouveau Monde, grâce au parrainage du Forum jeunesse de l’île de Montréal. J’avais le souhait de découvrir cet événement ayant eu la chance de participer, en France, à celui qui s’en était inspiré : La Fabrik à Déclik. Il me tardait donc d’en connaître les origines.

J’ai choisi le parcours « Jeunes femmes et engagement », car je me sens personnellement touchée par cette question. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié que les femmes soient présentes en nombre dans les différents panels et interventions. Concourir à plus d’égalité, mais aussi d’équité pour les femmes, c’est nous permettre d’avoir plus facilement accès à des conditions de vie décentes, c’est également nous donner la possibilité de concilier nos différents temps de vie comme nous l’entendons. Mais cela contribue aussi à libérer les hommes des carcans sociaux qui leur incombent. Ce qui ressort pour moi de ce parcours, c’est donc le caractère transversal du féminisme, et j’ai eu plaisir à partager ces temps d’échanges et de débats avec les autres participantes et participants, sous le regard bienveillant et les conseils éclairés de Marc Pronovost, Katie Gagnon et Cathy Wong.

Lors du souper engagé, j’ai eu l’occasion d’échanger avec Dorothy Alexandre, qui, sans rien enlever à la qualité des autres professionnels, a été pour moi une précieuse source d’inspiration et de prise de confiance.  Je pense que ce sentiment a été partagé par toutes celles et ceux qui ont eu la chance de partager sa table pendant près d’une heure et demie.

J’ai apprécié la qualité des intervenants tout au long de ce weekend. J’ai pu découvrir des enjeux dont je n’avais pas connaissance, comme la situation des populations autochtones au Québec. J’ai d’ailleurs trouvé la présentation de Viviane Michel particulièrement intéressante. La présence d’élus ou d’anciens élus m’a aussi permis de mieux appréhender la question de la politique québécoise.

Mais pendant de l’École d’hiver, il y a aussi ce qui se joue hors des temps d’ateliers. Une ambiance est créée par ce rassemblement de jeunes portés par une envie de partager et de citoyens engagés, quels que soient leurs âges. Lors de nos rencontres, on découvre des personnalités et des parcours admirables. Mais lorsque ce même compliment nous est renvoyé, il nous met mal à l’aise, car notre parcours nous semble finalement ordinaire puisqu’il est notre quotidien. Peut-être y a-t-il urgence à croire en nous-mêmes? Les écoles de la citoyenneté sont certes un premier levier à actionner. Voir 130 jeunes se rassembler lors d’une fin de semaine de relâche, c’est déjà une preuve que notre génération veut faire sa place.

Et après ? Car oui, cet effet dynamisant ne se limite pas à une fin de semaine, il s’inscrit dans la durée. Pour ma part cela a vraiment constitué un temps de remobilisation sur mes projets en cours, et l’envie d’aller plus loin. Je souhaite maintenant m’investir aussi sur les questions de pédagogie en milieu scolaire auprès des jeunes Français. Je souhaiterais m’inspirer d’autres pays ou provinces, et entre autres du Québec, pour voir comment je pourrais contribuer à proposer des initiatives limitant l’intimidation et le harcèlement, particulièrement fréquents chez les 11-14 ans.

En résumé, je pense qu’en tant que jeunes, nous avons tout intérêt à participer aux événements soutenant notre participation citoyenne, comme ceux proposés par l’Institut du Nouveau Monde. Il est donc important de diversifier ces activités et de les multiplier pour permettre à chaque jeune, y compris ceux aux parcours diversifiés, de pouvoir s’exprimer et être acteur de leur citoyenneté. J’apprécierais vraiment pouvoir revivre cette expérience sur une plus longue durée en participant à l’École d’été 2016. Merci au Forum jeunesse de l’île de Montréal, à l’Institut du Nouveau Monde, et plus particulièrement Martine et Claudia, qui ont rendu cette expérience possible!

Adeline Pate, 27 ans, démarre actuellement un projet d'entreprise sociale destinée aux jeunes de 15 à 35 ans. Elle s'intéresse à l'autonomisation des jeunes et à l'approche globale communautaire.

« Le sentiment de participer à quelque chose de grand »

Quelle fin de semaine passée à l’École d’Hiver de l’Institut du Nouveau Monde ! Ne sachant pas trop dans quelle activité je m’étais embarquée, j’en suis sortie avec la détermination que, si mon horaire du temps me le permet dans le futur, je dois assister à toutes les prochaines écoles de l’INM. Des gens inspirants de beaucoup de milieux sont sur place pour nous faire connaitre et comprendre leur réalité. Les gens qui y assistent sont tout aussi inspirants. Ils proviennent de la Gaspésie, de la Beauce, de Montréal en passant par les Cantons de l’Est et j’en passe. Des gens qui ont un bagage et une réalité souvent très différents des nôtres, mais avec qui l’on apprend énormément. Bref, voici un court survol de ma fin de semaine.

Un panel d’ouverture vendredi soir a donné le ton à cet événement. Avec les discours de Jean-Martin Aussant, Michèle Audette, Martine Desjardins et Celine Cooper, nous avons vite compris que nous étions devant de très grandes personnalités et de ce fait, que nous étions très privilégiés d’y être. Ils nous ont fait comprendre l’importance de dépasser nos limites et de s’impliquer dans des causes qui nous tiennent à coeur.

La journée du samedi était ponctuée d’un choix impressionnant de conférences. Pour débuter la matinée, mon choix s’est arrêté sur : D’Idle No More à aujourd’hui: le point sur les enjeux autochtones. Le Ministre Geoffrey Kelley et la Président de Femmes Autochtones du Québec, Viviane Michel y étaient. Ce qui j’y ai appris est à la fois désolant, mais porteur d’espoir pour le futur. Désolant dans le sens qu’encore beaucoup d’autochtones vivent dans des conditions difficiles. Et porteur d’espoir dans le futur parce qu’il y a maintenant quatre centres de formations professionnelles en milieu autochtone et que présentement un baby-boom se déroule dans leurs communautés.  J’ai la forte impression qu’avec des conférences de ce type les gens seront de plus en plus sensibilisés et moins portés à juger.

En deuxième partie de matinée, je me suis rendue à la conférence : Malades de notre société donnée par Kathleen Dugas et Kelly Ann Morel. Ouf ! Quelle prise de conscience nous avons eu. Personne n’est à l’abri de la maladie mentale. Que l’on soit jeune ou très âgée, la maladie mentale peut s’installer. Il faut prendre soin de soi et ne pas hésiter à consulter si l’on en ressent le besoin.

L’après-midi était particulièrement dynamique. J’ai tissé des liens lors des travaux d’équipe avec des personnes motivées et incroyablement inspirantes. Le thème était Jeunes femmes et engagement. Madame Cathy Wong et Madame Kathy Gagnon ont été d’une générosité incroyable. Elles ont passé l’après-midi avec nous à discuter, à débattre et à nous donner la forte envie de vouloir changer le monde. La formule de cette activité était efficace et nous l’avons conclue le dimanche matin.

Pour clôturer cette belle journée du samedi, nous avions un souper engagé de prévu. Nous étions invités à se balader de tables en tables pour aller rencontrer des personnalités influentes de plusieurs milieux. J’ai particulièrement aimé ma conversation avec François Marquette. J’avais beaucoup de questionnements à lui poser sur la politique municipale et il m’a semblé très accessible. Ce fût une rencontre enrichissante!

Finalement, cet événement m’a énormément apporté. Après la conclusion de l’évènement le dimanche matin, j’avais le sentiment d’avoir participé à quelque chose de très grand. Je pourrais même dire que j’en suis sortie avec beaucoup d’énergie. Ce n’est pas à tous les jours que nous pouvons prendre le temps de discuter avec des gens aussi extraordinaires. Ce fût une très belle découverte et si la chance se présente dans le futur, j’y retournerai avec plaisir !

Julie Pilon-Cousineau, 28 ans, directrice adjointe aux opérations pour une compagnie en événementiel, impliquée notamment en tant que membre de l’exécutif de l'Aile Jeunesse de l'Équipe Denis Coderre. 

« Idéalisme sans limites »

Grâce au Forum jeunesse de l’île de Montréal, j’ai eu la chance de participer à l’École d’hiver de l’INM 2016. Puisque c’était la première fois que l’opportunité de participer aux événements organisés par l’INM m’était proposée, je n’avais aucune attente et j’ai été agréablement surprise. En général, l’ambiance était engageante, propice à la discussion et aux commentaires. En ce qui concerne les invités, nous avons été comblés en tant que participants. Dans l’ensemble des évènements, j’ai été particulièrement enchantée par la qualité et la diversité des invités ainsi que leur parcours inspirant.

En tant qu’étudiante en sciences politiques, le parcours « Réformes démocratiques » m’intéressait plus que les autres. Lors des dernières élections qui ont pris place le 19 octobre dernier, Justin Trudeau a affirmé son désir de réformer l’actuel système électoral plurinominal à un tour. Le groupe de jeunes engagés que nous formions dans ce parcours de l’École d’hiver a écrit une lettre au premier ministre du Canada ainsi qu’au chef des élections afin de leur partager nos propositions concernant ces réformes. Les invités avaient généralement des idées intéressantes et m’ont laissé une bonne impression. Toutefois, ce sont les jeunes, avec leurs questions et commentaires empreints de connaissances et de curiosité que j’ai trouvé particulièrement admirables.

J’ai apprécié les conférences auxquelles nous avons pu assister. Certains enjeux, tels que la crise des réfugiés syriens ou alors la radicalisation dans les écoles, étaient de nature très récente, et d’autres, tel que la marginalisation sociale et économique des Autochtones au Canada, étaient des problématiques de plus longue date qui restent extrêmement importants au sein de la démocratie canadienne.

Il se trouvait de nombreux collégiens à cette École d’Hiver de l’INM. Ils m’ont laissée très impressionnée avec leurs idées de changement, leurs visions d’avenir, mais également leur implication citoyenne. J’ai quitté l’École d’hiver la tête pleine d’idées et de projets et l’envie de les réaliser. Étant moi-même une jeune femme qui a l’opportunité de s’impliquer au quotidien et de participer à de tels rassemblements d’idées et d’espoir pour notre démocratie, je me désole du fait que cette chance ne soit pas ouverte à tous. En effet, puisque je suis originaire d’un milieu rural, je constate qu’il est plus difficile pour les jeunes de s’y impliquer et de participer à la vie sociale et politique. À mon avis, il y a beaucoup de travail à faire afin d’informer et, par conséquent, d’intéresser nos jeunes provenant des milieux ruraux du Québec.

Pour terminer sur une note plus positive, je crois que les écoles organisées par l’INM représentent un véhicule de changements nécessaire au sein de notre société et un message d’espoir pour l’avenir de notre pays et de notre monde. Après ces trois journées bien remplies où j’ai été plongée dans cette atmosphère positive et empreinte d’idéalisme, je me sens en mesure d’affirmer que l’engagement des jeunes est effectivement sans limites. 

Frédérique Lefort, 23 ans, étudiante en sciences politiques et développement international à l'Université McGill. 

« Féminisme et austérité »

Dans la foulée du débat sur le féminisme qui occupait la place publique dernièrement, j’ai vu passer un article à propos du profil « Jeunes femmes et engagement » sur les réseaux sociaux et ma curiosité a été piquée. Ce profil était offert à l’École d’hiver de l’Institut du Nouveau Monde. À la suite de la lecture de cet article, mon intérêt étant suscité, j’ai vu que le Forum jeunesse de l’île de Montréal cherchait à parrainer des gens intéressés à participer et je les ai approchés. J’étais très enthousiaste à l’idée d’apprendre, de pouvoir échanger avec des gens partageant des valeurs qui m’apparaissaient similaires aux miennes, de découvrir de nouveaux horizons et d’enrichir le mien.

Le vendredi 4 mars dernier, lors du panel d’ouverture, j’y ai découvert Mme Michelle Audette, ancienne présidente de Femmes autochtones du Québec, de Femmes autochtones du Canada et ancienne sous-ministre et chargée du Secrétariat à la condition féminine et mère de cinq enfants. Son parcours est admirable, cette femme était inspirante et j’ai trouvé qu’elle était un excellent exemple que la rigueur, le travail et la persévérance paient et que la détermination et l’ambition sont des qualités que nous devons encourager et valoriser autant chez nos jeunes filles que nos jeunes garçons.

Le matin suivant, j’ai assisté à une conférence sur les enjeux autochtones. Les panellistes étaient la présidente actuelle de Femmes autochtones du Québec, Mme Viviane Michel, ainsi que le ministre des Affaires autochtones du gouvernement du Québec, M. Geoffrey Kelley. Cette conférence était bien intéressante — les panellistes l’étaient tout autant — et bien que j’ai pu y constater qu’il y a de l’avancement entourant les enjeux autochtones, j’ai plutôt pris conscience de tout le chemin qui reste à faire et constaté un double discours dans les propos du ministre Kelley.

D’une part l’implication sociale et l’engagement citoyen étaient valorisés et encouragés, mais d’autre part le gouvernement auquel le ministre Kelley appartient a cessé d’investir dans les services sociaux ce qui a entraîné des coupures qui ont affecté les organismes communautaires auprès desquels cette implication sociale est possible.

Ce constat m’a troublée. Il est vrai que des choix doivent être faits et qu’on ne peut pas tout se permettre, tout soutenir et tout faire, mais est-ce que les choix qui sont faits par notre gouvernement sont faits en pensant au bien commun, à l’avenir de notre société et à l’épanouissement des gens qui la composent ? Je vous laisse le questionnement.

Durant ce weekend, j’ai apprécié la qualité des interventions de mes collègues participants, ils étaient vifs, allumés, leurs questions pertinentes, intéressantes. Le groupe composant le profil « Jeunes femmes et engagement » animé par Marc Pronovost et accompagné par Katie Gagnon et Cathy Wong était également intéressé et intéressant. C’était un réel plaisir de discuter avec des gens aussi curieux, avec cette soif d’apprendre, de comprendre, et j’ai été contente d’y retrouver des confrères masculins, de prendre conscience de leurs préoccupations et de pouvoir découvrir leurs points de vue.

Une chimie s’est installée au sein du groupe durant le weekend, nous avons travaillé en collégialité et il m’a été très agréable de participer à cette démocratie naturelle qui s’était installée entre nous tous. Nos discussions ont été teintées du débat sur le féminisme et notre travail s’est concentré sur ce sujet. Je crois que ce qui nous a le plus marqués en tant que groupe a été de constater la transversalité du féminisme, c’est ce que j’en retire en tous les cas. Le travail que nous avons effectué lors de nos ateliers m’a été instructif et je me suis également sentie fière d’avoir pu y contribuer. L’exercice a été nourrissant à plein de niveaux et sur le plan intellectuel également… ouvrant mon esprit encore plus et y laissant plein de questions auxquelles je pourrai trouver mes propres réponses.

Je ressors de cette expérience satisfaite, comblée et avec des questions plein la tête qui me permettront de continuer de construire mes idées, de mieux les définir ou redéfinir et de me permettre d’encore mieux m’orienter dans mes choix. Je ressors également de cette expérience avec une préoccupation encore plus grande quant à la direction que l’on prend comme société en ce moment. J’ai eu la chance de rencontrer des jeunes femmes et des jeunes hommes d’âge différent, de nationalités et de cultures différentes. J’ai eu le bonheur de découvrir des parcours et des personnalités différentes et d’échanger avec certains : l’ambiance était propice au partage, au grand bénéfice de tous. J’ai le sentiment d’avoir plus appris au contact des participantes et participants ainsi que par le travail que nous avons effectué ensemble que des conférences et des panellistes.

Je ressors donc surtout de cette expérience en étant confiante, inspirée et remplie d’espoir : notre jeunesse est belle, allumée, inspirée et engagée. Est-ce que je retenterai l’expérience cet été ou l’hiver prochain ? Ce sera à voir, la vie me le dira, mais en tous les cas, j’ai grandement apprécié et si votre curiosité est piquée, je vous recommande de vous y intéresser et d’y participer !

En conclusion, je tiens à remercier l’Institut du Nouveau Monde pour l’organisation de cette école, le Forum jeunesse de l’île de Montréal, ainsi que Martine et Claudia, afin d’avoir rendu possible cette expérience. Je tiens également à saluer tous les participantes et participants que j’ai croisé durant ce weekend, le groupe parrainé par le FJÎM en particulier, et avec qui j’ai partagé du temps, des idées, des impressions, des discussions, du plaisir et des rires et avec qui et de qui j’ai également appris.

Marie-Eve Gosselin, 30 ans, de retour aux études en sciences humaines et se dirigeant vers la pratique de la psychologie. Elle s’intéresse à l’empowerment et plus particulièrement au processus de résilience.

« Sur un fond de révolution »

Dans le mot révolution se cache le mot rêve. Rêver d’un monde sans frontières, où le vivre ensemble va de soi; voilà la mission dont s’était investi l’INM pour son école d’hiver 2016. Mission accomplie? Je vous laisse en décider par vous-même…

Si j’avais à en retenir une idée clé, ce serait l’estime de soi. Pourquoi? Parce qu’il faut avoir confiance en soi pour parler aux autres, pour diffuser et débattre de différentes idées. Parce qu’il faut arrêter de se dévaloriser, sous prétexte qu’on n’a pas d’expérience. Parce que notre société nous demande toujours d’être plus performant et nous déshumanise. Parce qu’on peut être indigné, seul, dans son salon, mais que c’est en dénonçant que nous ferons, ensemble, la révolution!

Bon, bon, bon, je vous entends déjà dire : « Une autre qui se prend pour le Che ». Bien non! Premièrement, la révolution, tout comme la radicalisation, ne se fait pas toujours sur un fond de violence. Deuxièmement, quand je parle de révolution, je fais référence à cette posture d’acteurs du changement social que les jeunes peuvent et doivent incarner. C’est NOTRE devoir de faire des pressions sur le gouvernement pour avoir un système électoral plus proche de nos préoccupations. C’est NOTRE devoir de travailler à la consolidation des luttes féministes déjà entamées et à en amorcer de nouvelles. C’est NOTRE devoir de rester critique et d’inviter les autres à faire de même. Mais c’est surtout NOTRE devoir de déranger pour réveiller les vieux esprits et les maintenir actifs.

Toutefois, ces devoirs demandent de la patience et des sacrifices. Je ne vous mentirai pas, les exercices de consultation publique sont parfois lourds et peuvent créer des frustrations. Le consensus est difficile à obtenir et il faut choisir ses combats. Par contre, l’expérience est enrichissante et le partage est essentiel. D’une part, l’exercice nous permet d’arrêter de penser au « je » et de débuter une réflexion au « nous ». D’autre part, l’exercice nous apprend à prendre confiance en nous et en nos idées.

Je ressors de cette école d’hiver la tête pleine de nouveaux projets. J’en ressors avec une soif d’apprendre et un désir d’assister à d’autres évènements de ce genre. D’ailleurs, si vous en avez envie : vous ne devriez pas vous en priver. Pour la petite histoire, je dois avouer que j’étais craintive d’y aller seule. Je me disais : « trois jours avec moi, ça peut être lourd »… et bien, c’est trois jours où j’ai appris sur moi et où j’ai eu un espace pour partager mes craintes sur l’avenir, sur mon parcours. Loin d’avoir été seule, j’ai rencontré des personnes qui m’ont ouvert les yeux et m’ont donné envie de m’investir dans ma communauté. 

Melissa Ziani, 21 ans, étudiante en service social à l’Université de Montréal.

« Cultiver son jardin »

Je tiens à remercier le FJÎM de m’avoir permis de participer à une expérience formidable. L’École d’hiver m’a permis d’en apprendre davantage sur divers sujets, tout aussi palpitants les uns que les autres, ainsi que sur la société qui nous entoure.

Que ce soit sur la situation des réfugiés syriens, comment apprendre à parler en public ou l’implication féminine et la lutte féministe, il m’a été possible de cultiver mon jardin. De plus, j’ai eu la chance de pouvoir échanger avec des jeunes de mon âge sur des sujets qui nous passionnent tous et aussi de pouvoir chercher des pistes de solutions afin que nous puissions vivre dans une meilleure société.

Merci encore une fois au FJÎM pour ce parrainage et à l’École d’hiver pour cette expérience enrichissante !

Rakhimé Abdul Kader, 19 ans, étudiante en administration des affaires à HEC Montréal.

« Une expérience inoubliable »

Je n'ai qu'un mot pour décrire mon expérience à l'école d'hiver de l'INM : inoubliable.

Jamais je n'aurais cru qu'une aussi grande importance était accordée aux jeunes québécois et québécoise. J'ai choisi le parcours "réforme démocratique", mais, avant même de débuter les activités liées à ce parcours, j'avais déjà assisté à une conférence fort intéressante où des panélistes inspirants m'ont ouvert les yeux sur bien des enjeux de sociétés auxquels je ne portais pas trop attention.

Aussi, je tiens à souligner que l'ampleur de l'événement ne m'a pas laissé indifférent, j'ai vraiment passé une excellente fin de semaine entourée de ministres, de figures politiques, d'entrepreneurs, de membres de conseils d'administration... mais ce qui m'a le plus marqué est la quantité de jeunes de différentes régions et de différents milieux qui ont pris part à l'école d'hiver.

En trois conférences, j'étais déjà convaincu et il n'y avait plus de doute : j'allais définitivement apprendre énormément et vivre une expérience très enrichissante. Puis, nous avons attaqué le gros du sujet, les activités reliées au profil choisi ; c'est alors qu'avec une trentaine d'autres jeunes nous nous sommes mis à apporter des propositions pour changer le monde électoral.

Une fin de semaine bien chargée, mais au combien plaisante et amusante. Je réitère : je n'ai qu'un mot pour décrire l'expérience que j'ai vécue : inoubliable.

Said Abdul Kader, 23 ans, étudiant en génie des opérations et de la logistique, technicien en génie industriel et trésorier du regroupement étudiant SerreÉTS, qui vise à pousser la technologie relative aux serres et à l'agriculture urbaine.

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MOT DU PRÉSIDENT

La participation citoyenne : vecteur indéniable de persévérance scolaire

Au quotidien, la persévérance scolaire revêt le visage de plusieurs superhéros : celui d’une enseignante motivante, d’un parent attentionné, d’une intervenante accueillante, d’un bibliothécaire passionné. Elle prend forme aussi à travers diverses expériences et occasions d’engagement dans son milieu de vie, scolaire et parascolaire. 

Le Forum jeunesse de l’île de Montréal travaille depuis plus de 10 ans avec des élèves du secondaire, plus particulièrement ceux élus dans les conseils d’élèves. Nous offrons à ces jeunes, les outils, la formation et l’accompagnement dont ils ont besoin pour devenir des élèves actifs dans leur milieu, mais aussi des citoyens impliqués dans leur communauté. En s’engageant dans leurs équipes sportives, leurs clubs artistiques, leurs conseils d’élèves ou leurs comités environnementaux, les jeunes font bien plus que se divertir. En effet, ils développent des compétences complémentaires à celles acquises sur les bancs d’école, qui sont tout autant essentielles pour leur développement, leur estime personnelle et leur sentiment d’appartenance. Toutes les voies, toutes les raisons de s’impliquer sont valables et précieuses en regard de la persévérance scolaire.

Par notre implication au conseil d’administration du Forum jeunesse, nous avons la chance de côtoyer des jeunes, stimulés et brillants, désireux de se faire entendre et d’influencer les décisions qui les concernent. Nous accompagnons des groupes d’élèves dans leurs démarches en faveur d’une meilleure gouvernance au sein de leur commission scolaire. Nous les voyons consacrer des journées entières à réfléchir sur l’avenir des écoles publiques, à développer des projets pour leur établissement, à vulgariser leurs idées dans un manifeste pour la réussite scolaire. Ces jeunes sont intelligents, éloquents, épatants. En s’impliquant dans leur milieu, ils apprennent à travailler en équipe, à parler en public, à se questionner sur le monde. Il ne fait aucun doute, pour nous, qu’un tel engagement est gage d'une motivation à persévérer dans ses études.

À l’occasion des Journées de la persévérance scolaire 2016, le Forum jeunesse de l’île de Montréal souhaite donc souligner le rôle crucial que jouent les cours d’éducation à la citoyenneté et les projets de participation citoyenne en tant que vecteurs indéniables de la persévérance en milieu scolaire. En ce sens, nous sommes d’avis que l’école québécoise doit renforcer l’attention qu’elle accorde à ce pan fondamental de sa mission : qui est celui de socialiser les jeunes, de contribuer au développement de leur sentiment d’appartenance à la collectivité et de les préparer à devenir des citoyens responsables. 

En mon nom et en celui des administrateurs du FJÎM,

Le président du Forum jeunesse de l’île de Montréal,

Santiago Risso

19 février 2016

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MOT DU PRÉSIDENT

Des nouvelles du FJÎM ! 

Chers amis et partenaires,

Bonjour!

À l’aube de la saison estivale, il me fait plaisir de vous acheminer les dernières nouvelles du Forum jeunesse de l’île de Montréal (FJÎM). Comme vous le savez, les derniers mois ont été riches en rebondissements pour notre organisation.  En votre compagnie, nous avons célébré le 15ième anniversaire du Forum le 16 avril dernier. 200 partenaires étaient présents pour réitérer leur soutien et leur engagement à l’instance de concertation privilégié de la jeunesse montréalaise. Votre appui nous a grandement aidé à traverser la turbulence que nous avons eu à affronter dès la semaine suivante : le 22 avril, le premier ministre Couillard annonçait la non reconduction des financements pour les forums jeunesse régionaux du Québec, soulevant l’indignation chez la jeunesse engagée de partout à travers la province.

En conséquence, le FJÎM ne recevra plus les sommes de fonctionnement ou du Fonds régional d’investissement jeunesse (FRIJ) qui lui étaient versées par le Secrétariat à la jeunesse. Malgré le dur coup à encaisser, les administrateurs du Forum sont résolus à rester actifs, à poursuivre la mission et une partie des mandats du FJÎM. Il est très clair dans notre esprit que nous devons maintenir une instance décisionnelle pour les jeunes de 12 à 35 ans et continuer de défendre les intérêts de la population jeunesse montréalaise. Nous allons certainement préserver la concertation pour les organisations jeunesse, continuer d’agir pour encourager une plus grande participation citoyenne chez les jeunes et éviter un trou de service chez les jeunes engagés.  Il s’agira d’un défi de taille, mais nous nous savons bien entourés, d’abord par Concertation Montréal qui poursuivra les travaux de la Conférence régionale des élus de Montréal, puis de nos nombreux partenaires et collaborateurs qui souhaitent conserver notre communauté d’action bien vivante.

Répandez la nouvelle : votre Forum jeunesse n’est pas mort! Il subira certes des transformations, mais tous les jeunes représentants élus réunis autour de la table sont, tout comme moi, prêts à investir temps et énergie pour défendre la cause des jeunes.  Un peu plus bas dans cette missive, vous verrez que nous demeurons en mouvement et que bien des projets s’accumulent sur notre table à dessins!

J’aimerais prendre un moment pour remercier une partie de l’équipe de la permanence qui quitte l’aventure du Forum en raison de la perte de notre financement. Manuelle Alix-Surprenant, Coordonnatrice, Nathalie Prémont, Gestionnaire du FRIJ, et Mylène Bouchard, Agente de communication. 

Dorénavant, pour toutes questions générales relatives au Forum, vous pourrez contacter Noémie Brière-Marquez au 514 842 2400 poste 2048 ou nbrieremarquez@credemontreal.qc.ca

Pour toutes informations relatives au Fonds régional d’investissement jeunesse, Nathalie Maisonneuve prend le relais et est disponible pour les promoteurs au 514 842 2400 poste 2491 ounmaisonneuve@credemontreal.qc.ca

En vous souhaitant un été plein de soleil, nous vous invitons à demeurer en contact continu avec nous afin de ne rien manquer de notre actualité, sur notre site Internet, Facebook et Twitter.

Santiago Risso,

Président du Forum jeunesse de l’île de Montréal

22 juin 2015